« Combien ça coûte de faire imprimer ça ? » est la première question que l'on se pose devant un fichier 3D — et la plus mal répondue sur internet, parce que la plupart des services ne donnent un prix qu'après un devis. Voici comment le prix se construit réellement, avec des chiffres.
Ce qui coûte : la matière, donc le poids
Une imprimante 3D dépose du plastique fondu, couche après couche. Le coût principal d'une pièce, c'est la quantité de plastique déposée — donc son poids — et le temps de machine, qui lui est proportionnel. C'est pourquoi FILABRIX facture au gramme : 0,19 € le gramme en PLA, 0,23 € en PETG, 0,32 € en TPU souple, 0,60 € en PAHT-CF nylon carbone. Il n'y a pas de frais fixes ; une commande compte au moins 8 € de pièces, hors envoi (en dessous, un complément égal à la différence est ajouté au panier) ; l'envoi se choisit au paiement (dès 2,99 €, offert en point relais dès 60 €).
Le poids n'est pas le volume
Piège classique : un modèle de 500 cm³ ne pèse pas 500 × 1,24 g (la densité du PLA). Une pièce imprimée n'est pas pleine : elle a des parois de 1 à 2 mm et un intérieur en remplissage aéré (20 % en standard). Le poids réel d'une pièce de 500 cm³ tourne autour de 150 à 250 g selon sa forme. Un vase ou un boîtier, presque tout en parois, pèse encore moins. Notre calculateur estime le poids comme un logiciel de tranchage — parois plus remplissage — et c'est ce poids qui est facturé.
Des exemples concrets
Un porte-clés ou un petit clip : 5 à 10 g, soit 0,95 à 1,90 € en PLA. Un support de téléphone : 30 à 50 g, 6 à 10 €. Un boîtier pour carte électronique : 40 à 80 g, 9 à 18 € en PETG. Une pièce de rechange d'électroménager : 20 à 60 g, 5 à 14 € en PETG, davantage en nylon carbone selon la contrainte. Un vase décoratif de 20 cm : 80 à 150 g, 15 à 29 € en PLA. Un support mural robuste : 150 à 300 g, 29 à 57 € en PLA, 35 à 69 € en PETG. Pour les plus petites pièces, pensez à la commande minimum de 8 € : plutôt que de payer un complément, regroupez plusieurs pièces ou prenez-en quelques exemplaires d'avance.
Ce qui fait varier le prix
La résistance : Standard+ (30 % de remplissage, 4 parois) ajoute 10 %, Pro+ (50 %, 5 parois) ajoute 30 %. La matière : le PETG coûte environ 20 % de plus que le PLA, le nylon carbone trois fois plus — mais il remplace parfois une pièce métal. Le délai : l'express Chronopost (trois jours ouvrés au lieu de six) coûte 15 € d'envoi. La quantité : dès 250 g de pièces dans le panier, la remise est de 10 %, puis 15 % à 500 g, 20 % à 1 kg et 25 % à 2 kg — dix boîtiers de 60 g coûtent donc moins cher que dix fois un boîtier.
Ce qui ne change pas le prix
La couleur (les quatorze teintes de PLA sont au même tarif), la complexité de la forme (une pièce sculptée ne coûte pas plus qu'un cube du même poids), le nombre de fichiers différents dans la commande, et la finesse des couches — nous imprimons tout en 0,20 mm, le bon compromis entre rendu et solidité.
Pourquoi ce n'est pas « pas cher »
Une impression 3D à l'unité coûte plus qu'un objet moulé fabriqué par millions. Elle coûte en revanche bien moins qu'un prototype usiné, qu'une pièce de rechange devenue introuvable, ou qu'un remplacement complet d'appareil pour une patte cassée. Et le prix est connu à l'avance : déposez votre fichier sur filabrix.fr, il s'affiche avant tout engagement.